Calendrier : le 12ème mois

La lune est visible à 4%

 

Le Rosh ‘Hodèsh (la Nouvelle Lune) attendu pour hier soir vendredi 12 février à Jérusalem (29 jours écoulés depuis le précédent) n’a pas été observé par des témoins. 
Le Rosh ‘Hodèsh est donc automatiquement reporté à ce soir Samedi 13 février. Ce dimanche 14 février est donc le 1er jour du 12ème mois du calendrier nazaréen.
Le 14ème jour de ce 12ème mois, le samedi 27 février, aura lieu la fête de Pourim. Revoir notre article sur la préparation de cette fête : Pour préparer Pourim
Le Prochain Rosh ‘Hodèsh aura lieu au plus tôt le dimanche 14 mars, faisant tomber le 13ème jour du 1er mois (la veille de Pessa’h) le samedi 27 mars. Or l’équinoxe de printemps aura lieu le samedi 20 mars. La condition exigeant que Pessa’h ait lieu après l’équinoxe de printemps est respectée, il n’y aura donc pas de 13ème mois ajouté cette année. Revoir notre cours sur le calendrier nazaréen.

Voici les heures de prières pour ce mois 

Calendrier : le 11ème mois

La lune est visible à 3%
 
Le Rosh ‘Hodèsh (la Nouvelle Lune) attendu pour ce soir jeudi 14 janvier à Jérusalem (29 jours écoulés depuis le précédent) a été observé par des témoins. 
Ce vendredi 15 janvier est donc le 1er jour du 11ème mois du calendrier nazaréen.
Le 15ème jour de ce mois, le vendredi 29 janvier, a lieu le Rosh Hashanah la’ilan, « le Nouvel An des arbres », évoqué dans la Mishnah Rosh Hashanah 1:1. C’est à partir de cette date qu’a lieu le compte des années permettant la récolte des fruits (Lévitique 19:23-25).
Il n’existait pas de rite particulier à ce jour à l’époque du second Temple. Mais pour conserver la mémoire de ce commandement, on peut consommer des fruits des arbres, et ajouter à ses prières quotidiennes des prières sur le thème des fruits et des arbres.
Voici les heures de prières pour ce mois 

Toupie et chandeliers

toupie et bougie hanoukah

Ternis et oxydés, les chandeliers en argent de mes grands-parents contrastent avec la lumière qu’ils brandissent.  Mais polis à l’argile, ils amplifient la lumière par leur éclat et deviennent une référence dans la pièce, même quand ils n’arborent pas de flamme.

A la stabilité des chandeliers immobiles, je rajoute les pirouettes d’une toupie en métal parsemée de petites pierres colorées.  D’une vive impulsion elle se met à tourner.  Le mouvement en spirale invite mon regard intrigué à entrer dans une dimension à la fois floue et définie, mystérieuse.

Le dynamisme circulaire accompagne mes prières, leur donne de l’élan.  Comme au commencement, où l’Esprit planait au-dessus des eaux.  Comme la sagesse qui jouait devant Sa Présence.  Comme David qui tournoyait en dansant.  Comme les anges qui montaient et descendaient le long de l’échelle de Yaacov.

La force calme du mouvement équilibre la toupie sur sa pointe.  Comme elle, je garde l’équilibre par le mouvement, tendant vers le haut. Non pas un mouvement affolé, frénétique, désordonné, mais un mouvement constant, léger, posé.  Une célérité paisible.  Une vitesse de croisière, où je me déconnecte de l’aspect technique et me centre facilement, en virevoltant, sur l’Essentiel.

Le Royaume à l’intérieur de moi bouillonne, tournoie, danse, sans sof, sans fin. 

Sevivon ou les 130 de Sinaï, tous les deux invitent à monter par la voix, Qol, vers l’inconnu qui nous émerveille et nous attire par sa dimension inaccessible.

Je médite sur le saviv du sevivon, le tournoiement de la toupie.  Sur le soutien du samekh, lettre circulaire.  Les 60 secondes, ou minutes, l’espace-temps qui semble s’éloigner de ce mouvement vivant de tours complets, invisibles à l’œil nu, ces pépites colorées qui s’étendent en cercles, multipliant leur couleur en parallèle avec le chandelier brillant qui amplifie la lumière. 

Plus de lumière, plus de couleur.  Comme nos êtres en prière.

La toupie finit par ralentir et s’arrêter.  Et, comme la petite fille aux allumettes, je me surprend à la faire tourner, encore et encore, pour prolonger ce moment particulier, élever mes prières et faire durer la lumière.

Chochana