Pessah à partir de ce vendredi 22 mars!

La fête de Pessah débutera ce vendredi 22 mars (selon le calendrier antique du Temple de Jérusalem).

Celle-ci célèbre le commencement de notre délivrance de l’esclavage dans ses dimensions matérielle à travers Moïse (esclavage en Egypte) et spirituelle à travers Yéshoua notre Messie (esclavage du péché).

La période de Pessah comporte en réalité 4 fêtes associées:

  1. Hag HaPessah (la fête du surpassement)
  2. Hag HaMatsot  (la fête des pains sans levain)
  3. Yom HaBiqqourim (le jour des prémices)
  4. Sefirat HaOmer (le comptage des gerbes)

Comment célébrer ces 4 fêtes?

1) Pessah

Cette fête célèbre la sortie d’Egypte, ainsi que la sortie de l’esclavage du péché.

D’après Exode 12.3-26, Matthieu 26.17-30 et Jean 13.26, nous déduisons les commandements suivants:

  1. Pessah a lieu le 14ème jour du premier mois, c’est-à-dire ce vendredi 22 mars 2019.
  2. C’est le dernier jour pour faire disparaître de nos maisons toutes traces de levain et de pâtes levées à base de blé, d’orge et d’épeautre. Cela implique le pain levé, les biscuits, la bière, les cubes pour bouillon, etc. Les pâtes sèches sont douteuses car cela dépend de leur mise en contact éventuelle avec de l’eau non bouillante lors du processus industriel. Le riz ne pose pas de problème. Mangez-les avant cette date ou offrez-les à des nécessiteux.
  3. Un agneau devait être sacrifié au Temple, rôti au feu et consommé  entièrement au soir avant le matin.
  4. On se lave les mains avant le repas (allusion au lavage des pieds dans l’Evangile).
  5. Au coucher du soleil, on mange en famille le repas de Pessah composé de Matsot (pains sans levain), d’herbes amères (généralement de la laitue romaine, ou du chicon, avec du raifort) et d’une viande (rappelant l’agneau sacrifié).
  6. On accompagne le repas de 4 coupes de vin rouge ou de jus de raisin.
  7. On mange des herbes amères trempées dans un mélange de pommes, dates, amandes, cannelle et vin (allusion au morceau trempé offert à Juda dans l’Evangile).
  8. On évoque le récit de la sortie d’Egypte ainsi que le sacrifice du Messie notamment pour instruire les enfants.
  9. On chante le Hallel composé des psaumes 113 à 118, et on termine par le psaume 136 (allusion au chant des cantiques dans l’Evangile).
  10. Après le repas, on procède à la consommation du pain et du vin symbolisant le sacrifice du Messie accompagnée des paroles de l’Evangile (allusion à l’afiqoman de la tradition).
  11. Seuls les circoncis peuvent manger l’agneau sacrifié.

Il existe également trois traditions:

  1. Lecture du Cantique des Cantiques (allusion au repas de noce de l’agneau).
  2. Dire la bénédiction du repas sur trois Matsot superposées.
  3. Manger pendant le repas une branche de céleri trempée dans du vinaigre (allusion à la branche d’hysope).

2) Hag HaMatsot

Hag HaMatsot est une période de purification des influences égyptiennes  et des influences restantes de notre ancienne vie (1 Cor.5.8).

D’après Exode 12.15-20, nous déduisons les commandements suivants:

  1. Hag HaMatsot dure 7 jours et commencera le samedi 23 mars pour se terminer le vendredi 30 mars au soir.
  2. Le 1er et le 7ème jour sont des saintes convocations chômées. Il est obligatoire de se réunir en assemblée et il est interdit de travailler.
  3. Pendant ces 7 jours, il est interdit de posséder et de consommer du levain et des pâtes levées à base de blé, d’orge ou d’épeautre.
  4. Il est obligatoire de manger des Matsot (pains sans levain) chaque jour à au moins un repas.

3) Yom HaBiqqourim

Cette fête célèbre la nouvelle moisson ainsi que la résurrection de Rabbi Yéshoua, « prémices de ceux qui sont morts » (1 Cor.15.20).

D’après Lévitique 23.10-15, nous déduisons les commandements suivants:

  1. Yom HaBiqqourim a lieu le 1er dimanche après Hag HaMatsot, c’est-à-dire dimanche 24 mars.
  2. Offrande au Temple des prémices de la nouvelle moisson en terre d’Israël.
  3. Interdiction de manger la nouvelle moisson avant cette offrande.

4) Sefirat HaOmer

Cette fête célèbre l’itinéraire des Hébreux à travers le désert entre l’Egypte et le Mont Sinaï, ainsi que notre préparation à recevoir la Torah et l’Esprit divin.

D’après Lévitique 23.15-16, nous déduisons les commandements suivants:

  1. La Sefirat HaOmer commence la veille au soir de Yom HaBiqqourim, c’est-à-dire après le coucher du soleil samedi 23 mars.
  2. Cette fête dure 50 jours, soit 7 semaines et 7 Shabbatot plus 1 jour final.
  3. Durant cette période, il faut compter chaque jour, chaque semaine et chaque Shabbat la veille au soir (début du jour biblique).

Il existe une tradition:

  1. Chanter/lire le psaume 67 composé en hébreu de 50 mots et dont le thème est la moisson.

Le 50ème jour de cette fête aura lieu Shavouot (Pentecôte).

Ces 4 fêtes doivent être accompagnées de louanges et de grandes réjouissances.

Pessah Saméah à tous!

49 boites mystérieuses…

Le calendrier de l’omer

Par Chochana.
Grand défenseur de la Torah, notre Maître Yéshoua fait valoir même les plus petits commandements, ceux qu’il est facile de négliger sous prétexte que les autres sont plus importants.
Cette année encore, nous voulons sensibiliser nos enfants à un commandement qui ne paraît à première vue ni très important, ni très intéressant : il s’agit du compte de l’omer.
Deutéronome 16.9-10 : « Tu compteras sept semaines; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines. Puis tu célébreras la fête des semaines (Shavouot). »
La période du compte de l’omer relie la fête des Pains sans levain à la fête de Shavouot – elle nous amène du salut à la révélation de la volonté d’Elohim au Sinaï. Compter, permet de réaliser, de se rendre « compte », de donner de la valeur à quelque chose. Le mot « omer » désigne d’ailleurs une mesure pour la nourriture. C’est durant cette période que notre Maître Yéshoua recommande à ses disciples d’attendre la Roua’h haQodèsh :
Actes 1.4-5 : « Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. »
Pendant 7 semaines, on compte à voix haute les jours et les semaines qui passent : ce n’est pas très difficile… un jeu d’enfant!
Pour accomplir ce commandement, on déclare tout simplement : « aujourd’hui est le premier jour de l’omer ».  A partir du 7e jour on compte également les semaines : « aujourd’hui est le 7e jour de l’omer, ce qui fait une semaine », « aujourd’hui est le 8e jour de l’omer, ce qui fait une semaine et un jour ».
Pour s’y retrouver, nous vous présentons le calendrier de l’omer.  Les enfants ont hâte d’ouvrir la boite du jour pour découvrir ce qui s’y cache : un fruit sec, un bonbon, une graine à faire germer, une pièce d’un puzzle, une activité en rapport avec la semaine…
Chaque semaine on change de thème pour couvrir les 7 midot (ou traits de caractère) ; on s’efforce d’exprimer une midah particulière chaque semaine : la bonté, la rigueur, la compassion, la persévérance, la patience, la pureté, l’humilité.
Pour fabriquer le calendrier de l’omer, pensez à commencer tôt; car 49 boites prennent un certain temps à plier. Choisissez des feuilles origami de 15x15cm pour le couvercle, et de 14x14cm pour la base – suivez les étapes dans la vidéo :

Vous pouvez ranger les boites dans une toile de 45×45 cm que vous retournez : le cadre intérieur fait 40x40cm.
N’oubliez pas d’écrire le numéro du jour sur la boite. En option, vous pouvez écrire la référence d’un verset en rapport avec la midah de la semaine.
Le compte de l’omer nous rappelle que nous sommes en continuelle progression vers la sanctification pour ressembler à notre Maître Yéshoua.  Grâce à ce calendrier à surprises, les enfants trouvent agréable d’obéir aux commandements et font d’Adonaï leur délice. De plus, ils aident les parents à ne pas oublier un seul jour!
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Pourim: Le nom de YHWH codé dans Ester!

Le livre d’Ester a la particularité d’être le seul livre des Saintes Écritures à ne pas contenir le nom d’Adonaï « YHWH ». Serait-ce lié avec les thèmes développés dans ce livre tels le nom persan d’Ester (« l’étoile » en persan) qui signifie « cachée » en hébreu (de la racine « satar »), ou encore le fait qu’Ester « cache » son identité judéenne au roi de Perse?
Il y a également le thème du hasard par l’action de jeter le sort (« Pour » en persan) pour déterminer la date de commencement du génocide.
Albert Einstein n’a-t-il pas dit : « le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito »?
Le hasard, c’est Elohim qui agit en se cachant à la vue des hommes qui ne le connaissent pas!
Le nom divin est bien présent dans ce livre, mais de manière cachée, codée, et ne se révèle qu’à ses serviteurs. Ce code est appelé « Notarikon » (ou « Notarika ») et fonctionne comme l’acrostiche. En prenant les premières ou les dernières lettres des mots d’une phrase, il est possible de former un nouveau mot.
En Ester 1:20, nous trouvons un premier Notarikon :
« L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. »

 וְנִשְׁמַע פִּתְגָם הַמֶּלֶךְ אֲשֶׁר-יַעֲשֶׂה בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, כִּי רַבָּה הִיא; וְכָל-הַנָּשִׁים, יִתְּנוּ יְקָר לְבַעְלֵיהֶן–לְמִגָּדוֹל, וְעַד-קָטָן

Les premières lettres des mots « alors toutes les femmes témoigneront », « HVékhol-Hannashim Yiténou » forment le nom de Elohim « YHWH » à l’envers.
Pourquoi les premières lettres et pourquoi à l’envers ?
Car Adonaï fera avancer son plan (premières lettres) tout au long de cette histoire pour renverser (à l’envers) ce décret royal qui oblige les femmes à faire la volonté des hommes, en poussant le roi à finalement réaliser la volonté d’Ester.
Un deuxième Notarikon apparaît en Ester 5:4:
« Ester répondit: « Si tel est le bon plaisir du roi, que le roi, ainsi que Haman, assiste aujourd’hui au festin que j’ai préparé à son intention. » »

וַתֹּאמֶר אֶסְתֵּר, אִם-עַל-הַמֶּלֶךְ טוֹב–יָבוֹא הַמֶּלֶךְ וְהָמָן הַיּוֹם, אֶל-הַמִּשְׁתֶּה אֲשֶׁר-עָשִׂיתִי לוֹ

Les premières lettres des mots « que le roi, ainsi que Haman, assiste aujourd’hui », Yavo Hammèlèkh Véhaman Hayyom » forment le nom « YHWH » à l’endroit.
Les premières lettres à l’endroit car YHWH avance son plan en inspirant à Ester l’organisation de ce festin qui sera le moyen de vaincre Haman.
Le troisième Notarikon se trouve en Ester 5:13:
« Mais tout cela est sans prix à mes yeux, tant que je vois ce juif Mordékhaï assis à la porte du roi. »

וְכָל-זֶה, אֵינֶנּוּ שֹׁוֶה לִי: בְּכָל-עֵת, אֲשֶׁר אֲנִי רֹאֶה אֶת-מָרְדֳּכַי הַיְּהוּדִי–יוֹשֵׁב, בְּשַׁעַר הַמֶּלֶךְ

Les dernières lettres des mots « cela est sans prix à mes yeux », zèH énènnOU shovèH lI » forment le nom « YHWH » à l’envers (« ou » et « w » sont la même lettre en hébreu).
Pourquoi les dernières lettres et pourquoi à l’envers ?
Car YHWH commence à mettre fin (dernières lettres) au complot de Haman et va bientôt le renverser (à l’envers).
Le quatrième Notarikon apparaît en Ester 7:7:
« Le roi s’était dans sa colère, levé du festin pour gagner le parc du palais, tandis que Haman se redressa pour demander grâce de la vie à la reine Ester, car il voyait que sa perte était résolue par le roi. »

וְהַמֶּלֶךְ קָם בַּחֲמָתוֹ, מִמִּשְׁתֵּה הַיַּיִן, אֶל-גִּנַּת, הַבִּיתָן; וְהָמָן עָמַד, לְבַקֵּשׁ עַל-נַפְשׁוֹ מֵאֶסְתֵּר הַמַּלְכָּה–כִּי רָאָה, כִּי-כָלְתָה אֵלָיו הָרָעָה מֵאֵת הַמֶּלֶךְ

Les dernières lettres des mots « que sa perte était résolue », kI-khaltaH élaiV hara’aH » forment le nom « YHWH » à l’endroit.
Les dernières lettres car YHWH met un terme au complot de Haman en poussant jusqu’au bout (à l’endroit) son plan à travers Ester et Mordékhaï.
Ces quatre Notarikon du nom « YHWH » montre qu’Adonaï agit derrière les événements et guide les actions d’Ester et de Mordékhaï.
Le dernier Notarikon se trouve en Ester 7:5:
« Le roi Ahashvérosh se récria et dit à la reine Ester: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte?  » »

וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ, וַיֹּאמֶר לְאֶסְתֵּר הַמַּלְכָּה: מִי הוּא זֶה וְאֵי-זֶה הוּא, אֲשֶׁר-מְלָאוֹ לִבּוֹ לַעֲשׂוֹת כֵּן

Les dernières lettres des mots « est-il, où est-il », « hou(E) zèH vé’éI-zèH hou(E) », sont écrites de manières plus larges dans certains manuscrits hébreux, ce qui est une « anomalie ». Il y a donc un sens caché.
Ces cinq lettres forment le mot « EHYHE » (« E » désignant la lettre hébraïque Alèf) qui est un palindrome (mot se lisant de manière identique à l’endroit et à l’envers) et qui signifie « Je Suis ».
Je Suis est un des noms d’Adonaï :
Exode 3:14 « Elohim dit à Moshèh: Je Suis celui qui Suis (EHYH ashèr EHYH). Et il ajouta: C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël: Celui qui s’appelle « Je Suis » (EHYH) m’a envoyé vers vous. »
Ce nom est formé des dernières lettres car Je Suis veut montrer que contrairement aux hommes (allusion à Ester 8:8), il a le pouvoir de renverser les décrets du roi de Perse.
Pourquoi en palindrome ?
Pour montrer que toutes les actions des uns et des autres sont la volonté de YHWH. Et que la véritable réponse à la question du roi « qui est-il, où est-il ? » est « Je Suis celui qui Suis »!
Nous avons donc dans ce livre quatre fois le nom sacré YHWH et une fois le nom EHYH écrits de manière codée. Ce code démontre à ceux qui ont des yeux pour voir la profonde inspiration des Écritures!
En effet, les deux premiers Notarikon sont une paire car formé par les premières lettres. Les deux derniers Notarikon sont une paire car formé par les dernières lettres.
En même temps, le premier et le troisième Notarikon forment une paire car apparaissant à l’envers. Le deuxième et le quatrième Notarikon forment aussi une paire car apparaissant à l’endroit.
C’est donc à la fois une suite et une alternance :
  1. à l’envers dans les premières lettres
  2. à l’endroit dans les premières lettres
  3. à l’envers dans les dernières lettres
  4. à l’endroit dans les dernières lettres
Les quatre possibilités d’acrostiche (deux positions des lettres et deux sens de lecture) sont utilisées. Le tout se formant autour du nom EHYH en palindrome!
Le Notarikon est prononcé par quatre personnes différentes formant des paires.
En effet, le premier et le troisième sont prononcés par des Perses.  Le deuxième et le quatrième sont prononcés par des Juifs.
C’est à nouveau une alternance :
  1. Mémoukan (Perse)
  2. Ester (Judah)
  3. Haman (Perse)
  4. Modékhaï (Judah) (l’auteur traditionnel du livre)
Le Notarikon est associé à deux thèmes formant des paires.
En effet, les deux premiers forment une paire associée aux thèmes de la reine et du banquet. Les deux derniers forment une paire associée aux thèmes de Haman et de la colère.
C’est une suite :
  1. La reine Vashti et le banquet du roi
  2. La reine Ester et le banquet de la reine
  3. Haman en colère contre Mordékhaï
  4. Haman craint la colère du roi
De plus, le premier et le quatrième Notarikon forment une paire car apparaissant dans une phrase prononcée au sujet de la reine (Vashti) et de Haman respectivement. Alors que le deuxième et le troisième Notarikon forment une paire car apparaissant dans une phrase prononcée par la reine (Ester) et par Haman respectivement.
C’est une alternance « embrassée » :
  1. Prononcé au sujet de la reine Vashti
  2. Prononcé par la reine Ester
  3. Prononcé par Haman
  4. Prononcé au sujet de Haman
Louons la science d’Adonaï et la structure admirable de Sa Parole!

                 Ouvrez les yeux, le hasard n’existe pas!