Nos fondements doctrinaux

– Au sujet de Dieu :

  1. Nous proclamons l’existence du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob comme seul vrai Dieu tel que révélé dans la Bible.
  2. Nous proclamons que Dieu est « une personne » se révélant à sa création à travers « trois manifestations » appelées Père, Fils et Saint Esprit tel que décrit dans la Bible, dans l’ancienne tradition mystique juive, et la tradition chrétienne originelle (doctrine de l’unité). Nous rejetons à la fois les définitions unicitaire de la tradition talmudiste et tri-théiste de la tradition chrétienne.

– Au sujet du Messie :

  1. Nous proclamons que Rabbi Yéshoua est le Messie annoncé par les prophètes d’Israël, et non un simple prophète.
  2. Nous proclamons qu’il est l’incarnation de la Parole divine, et non un simple enseignant de celle-ci.
  3. Nous proclamons qu’il est par essence l’incarnation de YHWH, et non simplement un « dieu » ou un homme naturel divinisé.
  4. Nous proclamons qu’il est l’incarnation de la plénitude de l’essence divine, et non d’une « partie » de celle-ci.
  5. Nous proclamons sa préexistence et son essence divine incréée, et nous rejetons les doctrines de son unique humanité ou de sa nature angélique.
  6. Nous proclamons qu’il est né d’une vierge par l’action du Saint Esprit et donc qu’il est le Fils unique engendré de Dieu (par l’association de l’Esprit divin et d’un corps humain), et non une créature (sauf pour son corps humain), le fils naturel de Joseph, ou un fils de Dieu parmi d’autres (les autres fils de Dieu le deviennent uniquement par intégration du Fils unique de Dieu en eux, il n’y a donc toujours qu’un seul Fils qui se réplique).
  7. Nous proclamons qu’il a été crucifié pour expier les péchés d’Israël et du monde, et qu’il est ressuscité le troisième jour pour vaincre la mort.
  8. Nous proclamons qu’il reviendra à la fin des temps pour rétablir le Royaume de Dieu sur terre.
  9. Nous proclamons qu’il est le seul accès au Père.

– Au sujet de la Bible :

  1. Nous proclamons que toute la Bible, de Genèse à Apocalypse, dans son texte original hébreu (texte massorétique) et araméen (Peshitta), est la parole inspirée de Dieu (nous utilisons avec prudence les traductions grecques).
  2. Nous proclamons qu’elle ne peut être correctement comprise qu’éclairée à la fois par le Saint Esprit et par une étude profonde dans ses contextes historique, culturel, religieux et linguistique hébraïco-araméen (le Saint Esprit ne peut pas contredire la Bible sinon c’est un esprit de mensonge, nous rejetons donc la pratique consistant à remplacer l’étude de la Bible par les soi-disant signes spirituels).
  3. Nous proclamons qu’aucun des commandements de la Torah n’a été aboli par Rabbi Yéshoua, ni par aucun Apôtre, et qu’aucun  ne peut être aboli par qui que ce soit. Tous les commandements doivent donc être pratiqués encore aujourd’hui.
  4. Nous proclamons qu’aucun des livres et versets de la Bible n’a été aboli ou ne doit plus être lu, cru ou pratiqué aujourd’hui.
  5. Nous proclamons qu’aucune partie de la Bible ne se contredit (nous tenons compte des niveaux d’écriture), n’a été irrémédiablement falsifiée (nous tenons comptes des erreurs scribales), ou n’est supérieure ou inférieure à une autre.
  6. Nous proclamons que la Bible est l’autorité ultime dans les domaines des doctrines et des pratiques au-dessus des opinions personnelles, des traditions religieuses et des lois humaines.
  7. Nous proclamons que les traditions hébraïques de l’époque du second Temple (surtout décrites dans la Mishnah et éventuellement dans les manuscrits de Qumran) qui ne transgressent pas la Bible et qui ne sont pas inutilement trop lourdes à porter, doivent être observées (au cas par cas).

– Au sujet du salut :

  1. Nous proclamons que la justification des péchés est reçue uniquement par la foi dans le sacrifice expiatoire de Rabbi Yéshoua, suite à une repentance sincère (à la fois regret et abandon du péché).
  2. Nous proclamons que vivre une vie de sanctification maximale est obligatoire après la justification. La sanctification est le fruit de l’obéissance à tous les commandements divins contenus dans la Torah, et que sans sanctification suffisante, nul ne peut entrer dans le Royaume des Cieux car une vie volontaire de péchés annule la justification (absence de repentance sincère).
  3. Nous proclamons que Rabbi Yéshoua a enseigné la juste interprétation des commandements et donné l’exemple de leur juste pratique dans l’Evangile, et que toute autre interprétation ou pratique qui ne s’y conforme pas est incorrecte.
  4. Nous proclamons que l’obéissance à tous les commandements de la Torah selon l’exemple de l’Evangile est une obligation pour tous les humains quel que soit leur origine ethnique.
  5. Nous proclamons  la résurrection, à la fin des temps, des justes pour leur récompense et des injustes pour leur jugement.

– Au sujet du Royaume :

  1. Nous proclamons que Rabbi Yéshoua n’est pas venu pour créer une nouvelle religion, mais pour enseigner le véritable culte authentique et éternel de Dieu, et que ce culte est le  « Nazaréisme »  enseigné par les Evangiles et les Apôtres. Tout autre culte est donc au moins partiellement incorrect.
  2. Nous proclamons que pour les Nazaréens, les seules autorités légitimes en matière d’enseignements doctrinaux et de pratiques sont des enseignants professant la foi nazaréenne. Toute « autorité » rejetant la Torah et/ou l’Evangile, même partiellement, n’est pas considérée légitime.
  3. Nous proclamons que Dieu n’a qu’un seul peuple appelé « l’Assemblée d’Israël », et que ce peuple est composé de disciples juifs descendants de la Maison de Judah, de disciples éfraïmites descendants de la Maison d’Israël, et de disciples des nations, et qu’ils sont tous égaux dans la communauté.
  4. Nous proclamons qu’il n’y a pas remplacement de Judah par Efraïm, ni d’Efraïm par Judah, ni des deux maisons par les nations et vice-versa. Mais que chaque composante de l’Assemblée d’Israël a un rôle, un héritage et des promesses conformément aux prophéties.
  5. Nous proclamons qu’une partie des Gentils qui acceptent Rabbi Yéshoua et Sa Torah sont des descendants de la Maison d’Israël rentrants dans leur héritage conformément aux prophéties.
  6. Nous proclamons que le rétablissement physique et spirituel du Royaume de Dieu sur terre passe par la restauration physique et spirituelle du Royaume biblique d’Israël en toutes ses composantes réunies.
  7. Nous proclamons que l’actuel « Etat d’Israël » n’est pas le rétablissement prophétique du Royaume d’Israël sur terre, mais une tentative humaine et laïque d’accomplir certaines prophéties de la fin des temps. En effet, cet Etat ne respecte pas les conditions de l’Alliance divine telles que définies dans la Torah (respect national des commandements), ce qui est la véritable source de ses difficultés. Nous prions donc pour sa conversion, mais nous ne pouvons pas le soutenir.
  8. Nous proclamons que seul Rabbi Yéshoua rétablira ce Royaume, et que régneront avec lui ses disciples authentiques.

– Au sujet des dons spirituels :

  1. Nous proclamons l’actualité de tous les dons du Saint Esprit décrits dans la Bible et en leur pratique conforme à l’exemple donné par Rabbi Yéshoua et ses Apôtres (nous rejetons les fausses doctrines et les fausses pratiques spirituelles ayant lieu dans certains mouvements).

Le processus de conversion nazaréenne (partie 3.2)

Dans cette partie 3.2, Tséphanyah étudie une autre manière d’écrire le covid-19.
Dans les 1ère et 2ème parties, nous avons vu que le mot covid s’écrit en hébreu avec un ק (qof), mais nous pourrions l’écrire avec un כּ (kaf), d’autant que le mot covid est une contraction de Corona Virus Disease (maladie du coronavirus). Le mot corona en hébreu se retranscrit par la couronne כֶּּתֶּר (kether) qui commence par la lettre כּ (kaf). Ecrire le covid avec un כּ (kaf) ne serait donc pas faux. Tentons de répondre à la question : Pourquoi le covid est-il là ?

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Le processus de conversion nazaréenne (partie 3.1)

Dans cette partie 3.1, Tséphanyah étudie une autre manière d’écrire le covid-19.
Dans les 1ère et 2ème parties, nous avons vu que le mot covid s’écrit en hébreu avec un ק (qof), mais nous pourrions l’écrire avec un כּ (kaf), d’autant que le mot covid est une contraction de Corona Virus Disease (maladie du coronavirus). Le mot corona en hébreu se retranscrit par la couronne כֶּּתֶּר (kether) qui commence par la lettre כּ (kaf). Ecrire le covid avec un כּ (kaf) ne serait donc pas faux. Tentons de répondre à la question : Pourquoi le covid est-il là ?

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Pour préparer Shavou’ot

La fête de Shavou’ot célèbre la poursuite de notre délivrance de l’esclavage dans ses dimensions matérielle (don de la terre d’Israël à travers les prémices de la moisson) et spirituelle (don de la Torah et de la Rouah HaQodèsh).
Comment célébrer cette fête ?
D’après Exode 23.14-16, Exode 34.22-24, Lévitique 23.15-21, Nombres 28.26-31, Deutéronome 16.9-17, et Actes 2.1-47, nous déduisons les commandements suivants :
  1. Le cinquantième jour du comptage des gerbes (Sefirat HaOmer), il faut proclamer une sainte convocation et ne faire aucun travail ce jour-là (Lév.23.15-21), hormis la préparation du repas de la fête (Exode 12.16).
  2. Il faut publier la fête au son de la trompette d’argent (Nombres 10.10). A défaut de trompette d’argent, on sonne du shofar (Exode 19.16).
  3. Les hommes qui le peuvent doivent se rendre en pèlerinage à Jérusalem pour y apporter leurs offrandes volontaires (Exode 34.22:24 et Deut.16.9-17), parmi les sept espèces décrites en Deut.8.8, en respectant le protocole décrit en Deut.26.1-11 (selon la Mishnah Bikourim chapitre 1 et 3, voir plus bas). A défaut de Temple, on les apporte à sa communauté.
  4. Il faut préparer dans sa demeure deux pains de blé de deux dixième d’épha (entre 4 et 8 litres de farine selon les estimations) cuits avec du levain, et les offrir au Temple. A défaut de Temple, on les offre en repas à sa communauté (Lév.23.15-21).
  5. Outre le sacrifice perpétuel, des sacrifices de Olah (7 agneaux d’un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers), de Hatat (un bouc) et de Shelamim (2 agneaux d’un an) doivent être apportés au Temple (Lév.23.15-21). A défaut de Temple, on prépare un repas de viande de bouc et/ou d’agneau, et on l’offre à sa communauté.
  6. Obligation de se réjouir (Deut.16.11).
  7. Obligation de se souvenir d’avoir été esclave en Egypte (physique et spirituelle) (Deut.16.12).
  8. Ce jour est propice aux prières d’immersion dans la Rouah HaQodèsh et à l’évangélisation (Actes 2).
Il existe cinq traditions :
  1. Après la prière du matin, on chante le Hallel composé des psaumes 113 à 118, et on termine par le psaume 136.
  2. Lecture d’Exode 19.1-20.22 et d’Actes 2.1-47 (et de tout autre passage en relation avec les thèmes de la fête).
  3. Lecture du livre de Ruth (thème du mariage et de la moisson).
  4. Repas à base de lait et de miel, évoquant l’abondance de la terre d’Israël (Exode 3.8) et la douceur de la Torah (Cantique des Cantiques 4.11).
  5. Purification de trois jours avant la fête (Exode 19.9-15).
Cette fête doit être accompagnée de louanges et de grandes réjouissances.
Quelles sont les offrandes de Shavou’ot ?
Il y a les deux pains :
« Jusqu’au lendemain du septième shabat, comptez cinquante jours et présentez une offrande nouvelle à YHWH. De vos demeures, vous ferez venir deux pains [pour le] balancement ; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices à YHWH. » (Lévitique 23:16-17)
Selon la Mishnah Bikourim 1:3 (recueil de la tradition orale pharisienne du 1er et 2ème siècle), les offrandes volontaires étaient offertes à Shavou’ot en même temps que les deux pains :
« Tu compteras sept semaines ; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines. Puis tu célébreras la fête des semaines, et tu feras des offrandes volontaires, selon les bénédictions que YHWH, ton Dieu, t’aura accordées. Tu te réjouiras devant YHWH, ton Dieu, » (Deutéronome 16:9-11)
Ces offrandes volontaires étaient l’une de ces sept espèces particulières à la terre d’Israël :
« Pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel. » (Deutéronome 8:8)

Comment se déroule l’offrande de Shavou’ot ?
Selon la Mishnah Bikourim 3:2-8, cette offrande suivait le protocole donné en Deutéronome 26:1-11, et se déroulait comme ceci :
« Le matin de Shavou’ot, le préposé du ma’amad (le groupe de pèlerins) disait : « Allons, montons à Sion, vers YHWH notre Dieu ! » (Jérémie 31:5). Les pèlerins les plus proches de Jérusalem apportaient des figues et des raisins, et les plus éloignés des figues sèches et des raisins secs. Un bœuf marchait devant eux, les cornes plaquées d’or, couronné d’olivier ; le chant de la flûte les précédait jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus aux portes de Jérusalem. Ils envoyaient alors des messagers et embellissaient leurs prémices.
Les petites gens, les délégués et les notables sortaient à leur rencontre, selon le rang des arrivants. Tous les artisans de Jérusalem arrivaient également à eux et leur souhaitaient la bienvenue. Le chant de la flûte les précédait jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus au mont du Temple.
Là, le roi Agrippa lui-même hissait son panier sur ses épaules et pénétrait jusqu’au parvis du Temple, cependant que les Lévites chantaient : « Je t’exalterai, YHWH, car tu m’as relevé; tu n’as pas réjoui mes ennemis à mes dépens. » (Psaume 30:2). Les pigeons pour le sacrifice étaient attachés aux corbeilles de fruits. Arrivé devant le sacrificateur, la corbeille encore sur l’épaule, le pèlerin récitait: « Je déclare aujourd’hui à YHWH, ton Dieu, que je suis entré dans le pays que YHWH a juré à nos pères de nous donner. » (Deut.26:3)
Le pèlerin prenait alors la corbeille par ses extrémités, tandis que le sacrificateur plaçait une main sous la corbeille pour l’agiter devant YHWH. Le pèlerin prenait encore la parole et disait: « Mon père était un Araméen nomade ; il descendit en Égypte avec peu de gens, et il y fixa son séjour ; là, il devint une nation grande, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous maltraitèrent et nous opprimèrent, et ils nous soumirent à une dure servitude. Nous criâmes à YHWH, le Dieu de nos pères. YHWH entendit notre voix, et il vit notre oppression, nos peines et nos misères. Et YHWH nous fit sortir d’Égypte, à main forte et à bras étendu, avec des prodiges de terreur, avec des signes et des miracles. Il nous a conduits dans ce lieu, et il nous a donné ce pays, pays où coulent le lait et le miel. Maintenant voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, YHWH ! » (Deut.26:5-10)
Le sacrificateur déposait la corbeille devant l’autel. Le pèlerin se prosternait et s’en allait (Deut.26:10). »
Nous étions aussi des étrangers aux Alliances, à la Terre Sainte et au Salut de YHWH. Mais dans notre malheur, nous criâmes à YHWH, et il nous fit sortir de nos péchés par Son Fils Yéshoua notre Sauveur. Il nous a conduits dans sa Présence plus douce que le miel. Maintenant, voici qu’en ce jour nous nous réjouissons et le remercions pour toutes les bénédictions qu’il nous a accordées, pour sa Torah et son Évangile, pour son Salut et sa Rouah.

Hag Shavou’ot Saméah !