
Etudions l’alphabet hébreu avec les enfants. Aujourd’hui, étudions la quatrième lettre : le daleth.

Etudions l’alphabet hébreu avec les enfants. Aujourd’hui, étudions la quatrième lettre : le daleth.
Traduit de James Scott Trimm

Rabbi Shlomo Meir Ben Moshe était un éminent rabbin du XVIIe siècle. Né à Casal, dans le duché de Montserrat, en 1606, il fut nommé Shlomo (Salomon) en souvenir de son grand-père, et Meir, qui signifie « illumination », d’après la lecture de la Torah du jour de sa naissance, qui était le récit de la naissance de Moshe (Moïse), dont la tradition déclare que l’entrée dans le monde fut marquée par une lumière surnaturelle, qui illumina toute la maison de son père à cette occasion.
A l’âge de treize ans, le jeune Shlomo commença à composer des discours en hébreu ; il poursuivit ses études sur le Talmud et le Zohar pendant de nombreuses années avec un tel succès qu’il atteignit finalement la réputation d’un des Juifs les plus érudits de l’époque.
Partout où il voyageait, ses conférences dans les synagogues étaient écoutées avec admiration ; les Juifs de Jérusalem l’honoraient du titre de « rabbin » et l’envoyaient fréquemment collecter les contributions qu’ils avaient l’habitude de recevoir de leurs frères d’autres pays d’Asie, d’Afrique et d’Europe.
En 1665, à l’âge de cinquante-neuf ans, Rabbi Shlomo arriva à la conclusion que Yeshoua était en fait le Messie. Le rabbin, auparavant respecté, se retrouva bientôt exclu par ses frères juifs. Comme il n’y avait pas de communauté juive nazaréenne au XVIIe siècle, il n’a pas vu d’autre solution que de devenir chrétien.
L’un des amis de longue date de Rabbi Shlomo était un bijoutier nommé David Jouaillier. Celui-ci fut tellement bouleversé lorsqu’il apprit que Rabbi Moshé avait reconnu en Yeshoua le Messie, qu’il déclara publiquement qu’il souhaitait prendre le cœur de Rabbi Moshé afin de le faire griller sur des charbons, puis de le jeter aux chiens pour qu’il soit dévoré.
Un jour, Jouaillier rencontra par hasard son ancien ami chez un ami commun qui était chrétien. Rabbi Shlomo lui demanda s’il était vrai que son ancien ami avait émis ce souhait sanguinaire. David reconnut que c’était le cas et déclara qu’il était persuadé que, si les circonstances avaient été inversées, Rabbi Shlomo aurait dit la même chose. Shlomo demanda à son vieil ami s’il répéterait ce souhait si Shlomo pouvait prouver que Yeshoua était le Messie. David répondit : « En aucun cas, mais comment pourrais-tu prouver la véracité de cette foi ? »
Rabbi Moshé répondit à son vieil ami qu’il pouvait lui montrer que Yeshoua est le Messie dans le tout premier mot de la Torah.
David répondit que si Shlomo pouvait faire cela, il accepterait immédiatement Yeshoua comme le Messie.
Rabbi Shlomo conseilla à son ami de bien réfléchir à ce à quoi il s’engageait, mais David était ferme dans sa résolution.
Rabbi Shlomo commença son exposé en soulignant que le premier mot de la Torah בראשית ( Bereshit ) traduit littéralement, signifie Au début de, ce qui laisse une ellipse, que certains ont comblée en insérant tout, et d’autres en répétant le deuxième mot du texte ; comme, Au début de toutes choses, ou Au début de la création, Elohim a créé. Cette forme d’expression elliptique a été utilisée par Elohim, non pas par manque d’autres mots, mais exprès, pour indiquer quelque mystère caché.
Divisez le mot en deux et vous obtenez בר אשית Bar ashith, je nommerai, j’établirai ou je placerai le Fils. Le mot (בר) Bar a une double signification : il signifie aussi grain, ou pain, en allusion au pain de Pessach, et aux paroles de Yeshoua qui a dit : » Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. » Il y a une grande beauté à désigner le Fils par un terme qui s’applique aussi au pain, plutôt que par d’autres mots qui ne signifient que « fils » ; et il y a de même quelque chose de frappant dans l’appellation donnée ici au grain, qui peut être désigné par trois mots adaptés aux trois états différents dans lesquels l’humanité s’est trouvée :
Le grain peut se dire דגן DAGAN qui symbolise qu’avant la chute, l’homme devait se nourrir du produit de l’arbre du paradis, transformé en pain, et appelé דגן, que l’on peut aussi traduire par » du jardin. «
Le grain de blé est aussi appelé חטא CHITTA qui signifie aussi » péché » symbolisant la période allant de la chute de l’homme à la venue du Messie.
Enfin, le grain est aussi appelé בר BAR qui signifie aussi » fils » symbolisant que depuis la venue du Messie, le pain symbolise le Fils incarné de Yah ; selon la déclaration de Yeshoua, » Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. «
David était ravi du mystère que lui dévoilait Rabbi Shlomo.
Rabbi Shlomo commença alors à montrer à son vieil ami un certain nombre de messages imbriqués dans le premier mot de la Torah, qu’il avait extraits par Notarikon (une méthode kabbalistique par laquelle un mot hébreu est pris pour un acronyme, ou par laquelle un acronyme est inversement créé à partir d’une phrase).
Les rabbins ont eux-mêmes trouvé des messages dans le mot בראשית. Par exemple :
בראש’ת ראה אלוהים שיקבלו ישראל תורה
« Au commencement, Elohim a vu qu’Israël recevrait la Torah.
Parmi les messages que Rabbi Moshe montra à son ami :
« Le Fils, l’Esprit, le Père, ils sont trois, une unité parfaite ».
בן רוח אב שלושתם יחד תמים
« Vous adorerez mon premier-né, mon premier, dont le nom est Yeshoua ».
בכורי ראשוני אשר שמו ישוע תעבודו
« Quand viendra le maître dont le nom est Yeshoua, vous vous prosternerez ».
בבוא רבן אשר שמו ישוע תעבודו
Rabbi Moshé montra à son vieil ami de nombreuses autres preuves. David fut subjugué par les mystères dévoilés par son vieil ami et déclara que Yeshoua était bel et bien le Messie.
Traduit de James Scott Trimm

Souvent, lorsque je parle de la Torah à des chrétiens, ils répondent en disant « mais moi, j’ai le cœur circoncis ». Mais que signifie au juste l’expression « cœur circoncis » dans les Écritures?
Paul parle d’une « circoncision du cœur » :
28 En effet, n’est pas Juif celui qui l’est en apparence [seulement] ; de même, ce qui est visible dans la chair [seulement] n’est pas la circoncision.
29 Mais celui-là est Juif qui l’est en secret ; et la circoncision est celle du cœur par l’Esprit, et non par la lettre [seulement], dont la louange ne vient pas des hommes, mais d’Eloah.
(Rom. 2:28-29 HRV)
11 Et c’est par lui que vous avez été circoncis de la Circoncision qui n’est pas de nos mains, par le dépouillement de la chair des péchés, par la circoncision du Messie.
(Col. 2:11 HRV)
Certains ont enseigné à tort que cette circoncision du cœur est une nouvelle circoncision qui a remplacé la circoncision physique de la chair. Cependant, cette circoncision du cœur n’était pas un substitut à la circoncision physique, ni un substitut à l’observance de la Torah en général. Au contraire, la Torah elle-même parle de la circoncision du cœur :
40 Ils confesseront leur iniquité et l’iniquité de leurs pères, la perfidie qu’ils ont commise envers moi, et le fait qu’ils m’ont désobéi.
41 Moi aussi, je leur serai contraire, et je les ferai entrer dans le pays de leurs ennemis. Si toutefois leur cœur incirconcis est humilié, et s’ils subissent alors le châtiment de leur iniquité
42 Je me souviendrai alors de mon alliance avec Ya’akov, de mon alliance avec Yitz’chak, de mon alliance avec Avraham, et je me souviendrai du pays.
(Lev. 26:40-42 HRV)
Dans Lév. 26, nous lisons une série de malédictions qui s’abattront sur Israël s’il n’observe pas la Torah. La Torah désigne ceux qui n’observent pas la Torah comme ayant un « cœur incirconcis ». Nous lisons ensuite dans le Deutéronome que le cœur doit être circoncis :
16 Circoncis donc le prépuce de ton cœur, et ne sois plus raide de nuque.
(Deut. 10:16 HRV)
En fait, dans cette section de la Torah, il nous est dit de circoncire notre cœur (Deut. 10:16), d’aimer YHWH de tout notre cœur et de garder ses commandements (Deut. 11:1, 13) et de placer la Torah dans notre cœur (Deut.11:18). Ainsi
La circoncision du cœur semble impliquer d’aimer YHWH, de garder ses commandements et de placer la Torah dans nos cœurs :
1 C’est pourquoi tu aimeras YHWH, ton Elohim, et tu observeras toujours ses commandements, ses lois, ses ordonnances et ses prescriptions.
13 Si vous écoutez attentivement mes commandements, que je vous prescris aujourd’hui, d’aimer YHWH, votre Elohim, et de le servir de tout votre cœur et de toute votre âme,…
18 C’est pourquoi tu mettras ces paroles, mes paroles, dans ton cœur et dans ton âme. Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux.
(Deut. 11:1, 13, 18 HRV)
Les prophètes Jérémie et Ézéchiel ont également fait référence à cette circoncision du cœur :
4 Circoncisez-vous pour YHWH, et ôtez les prépuces de votre cœur, hommes de Y’hudah et habitants de Yeroushalayim, de peur que ma fureur ne sorte comme un feu, et ne brûle sans pouvoir s’éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions.
(Jer. 4:4 HRV)
24 (9:25) Voici venir des jours, dit YHWH, où je punirai tous ceux qui sont circoncis dans leur incirconcision :
25 (9:26) L’Égypte, Y’houda, Édom, les fils d’Ammon, Mo’av, et tous ceux qui ont les coins de leurs cheveux coupés, qui habitent le désert. Car toutes les nations sont incirconcises, mais toute la maison de Yisra’el est incirconcise dans son cœur.
(Jér. 9:24-25 (25-26) HRV)
9 Ainsi parle l’Adonaï YHWH : Aucun étranger, incirconcis de cœur et incirconcis de chair, n’entrera dans mon sanctuaire, aucun étranger parmi les enfants de Yisra’el.
(Ezek. 44:9 HRV)
La circoncision du cœur n’est pas un remplacement de la circoncision de la chair datant du « Nouveau Testament ». La Torah et les prophètes parlent en effet déjà de la circoncision du cœur, et il s’agit d’un état d’observance de la Torah (qui, par définition, inclurait la circoncision de la chair).
Nous remercions James Trimm pour son œuvre de restauration nazaréenne, et vous invitons à visiter son site anglophone www.nazarenespace.com et à le soutenir dans son œuvre.

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