Pourim: Le nom de YHWH codé dans Ester!

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Le livre d’Ester a la particularité d’être le seul livre des Saintes Écritures à ne pas contenir le nom d’Adonaï « YHWH ». Serait-ce lié avec les thèmes développés dans ce livre tels le nom persan d’Ester (« l’étoile » en persan) qui signifie « cachée » en hébreu (de la racine « satar »), ou encore le fait qu’Ester « cache » son identité judéenne au roi de Perse?

Il y a également le thème du hasard par l’action de jeter le sort (« Pour » en persan) pour déterminer la date de commencement du génocide.
Albert Einstein n’a-t-il pas dit : « le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito »?

Le hasard, c’est Elohim qui agit en se cachant à la vue des hommes qui ne le connaissent pas!

Le nom divin est bien présent dans ce livre, mais de manière cachée, codée, et ne se révèle qu’à ses serviteurs. Ce code est appelé « Notarikon » et fonctionne comme l’acrostiche. En prenant les premières ou les dernières lettres des mots d’une phrase, il est possible de former un nouveau mot.

En Ester 1:20, nous trouvons un premier Notarikon :

« L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. »

 וְנִשְׁמַע פִּתְגָם הַמֶּלֶךְ אֲשֶׁר-יַעֲשֶׂה בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, כִּי רַבָּה הִיא; וְכָל-הַנָּשִׁים, יִתְּנוּ יְקָר לְבַעְלֵיהֶן–לְמִגָּדוֹל, וְעַד-קָטָן.

Les premières lettres des mots « alors toutes les femmes témoigneront », « Hi Vékhol-Hannashim Yiténou » forment le nom de Elohim « YHWH » à l’envers.

Pourquoi les premières lettres et pourquoi à l’envers ?
Car Adonaï fera avancer son plan (premières lettres) tout au long de cette histoire pour renverser (à l’envers) ce décret royal qui oblige les femmes à faire la volonté des hommes, en poussant le roi à finalement réaliser la volonté d’Ester.

Un deuxième Notarikon apparaît en Ester 5:4:

« Ester répondit: « Si tel est le bon plaisir du roi, que le roi, ainsi que Haman, assiste aujourd’hui au festin que j’ai préparé à son intention. » »

וַתֹּאמֶר אֶסְתֵּר, אִם-עַל-הַמֶּלֶךְ טוֹב–יָבוֹא הַמֶּלֶךְ וְהָמָן הַיּוֹם, אֶל-הַמִּשְׁתֶּה אֲשֶׁר-עָשִׂיתִי לוֹ.

Les premières lettres des mots « que le roi, ainsi que Haman, assiste aujourd’hui », Yavo Hammèlèkh Véhaman Hayyom » forment le nom « YHWH » à l’endroit.

Les premières lettres à l’endroit car YHWH avance son plan en inspirant à Ester l’organisation de ce festin qui sera le moyen de vaincre Haman.

Le troisième Notarikon se trouve en Ester 5:13:

« Mais tout cela est sans prix à mes yeux, tant que je vois ce juif Mordékhaï assis à la porte du roi. »

וְכָל-זֶה, אֵינֶנּוּ שֹׁוֶה לִי: בְּכָל-עֵת, אֲשֶׁר אֲנִי רֹאֶה אֶת-מָרְדֳּכַי הַיְּהוּדִי–יוֹשֵׁב, בְּשַׁעַר הַמֶּלֶךְ

Les dernières lettres des mots « cela est sans prix à mes yeux », zèH énènnOU shovèH lI » forment le nom « YHWH » à l’envers (« ou » et « w » sont la même lettre en hébreu).

Pourquoi les dernières lettres et pourquoi à l’envers ?
Car YHWH commence à mettre fin (dernières lettres) au complot de Haman et va bientôt le renverser (à l’envers).

Le quatrième Notarikon apparaît en Ester 7:7:

« Le roi s’était dans sa colère, levé du festin pour gagner le parc du palais, tandis que Haman se redressa pour demander grâce de la vie à la reine Ester, car il voyait que sa perte était résolue par le roi. »

וְהַמֶּלֶךְ קָם בַּחֲמָתוֹ, מִמִּשְׁתֵּה הַיַּיִן, אֶל-גִּנַּת, הַבִּיתָן; וְהָמָן עָמַד, לְבַקֵּשׁ עַל-נַפְשׁוֹ מֵאֶסְתֵּר הַמַּלְכָּה–כִּי רָאָה, כִּי-כָלְתָה אֵלָיו הָרָעָה מֵאֵת הַמֶּלֶךְ.

Les dernières lettres des mots « que sa perte était résolue », kI-khaltaH élaiV hara’aH » forment le nom « YHWH » à l’endroit.

Les dernières lettres car YHWH met un terme au complot de Haman en poussant jusqu’au bout (à l’endroit) son plan à travers Ester et Mordékhaï.

Ces quatre Notarikon du nom « YHWH » montre qu’Adonaï agit derrière les événements et guide les actions d’Ester et de Mordékhaï.

Le dernier Notarikon se trouve en Ester 7:5:

« Le roi Ahashvérosh se récria et dit à la reine Ester: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte?  » »

וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ, וַיֹּאמֶר לְאֶסְתֵּר הַמַּלְכָּה: מִי הוּא זֶה וְאֵי-זֶה הוּא, אֲשֶׁר-מְלָאוֹ לִבּוֹ לַעֲשׂוֹת כֵּן.

Les dernières lettres des mots « est-il, où est-il », « hou(E) zèH vé’éI-zèH hou(E) », sont écrites de manières plus larges dans certains manuscrits hébreux, ce qui est une « anomalie ». Il y a donc un sens caché.

Ces cinq lettres forment le mot « EHYHE » (« E » désignant la lettre hébraïque Alèf) qui est un palindrome (mot se lisant de manière identique à l’endroit et à l’envers) et qui signifie « Je Suis ».
Je Suis est un des noms d’Adonaï :

Exode 3:14 « Elohim dit à Moshèh: Je Suis celui qui Suis (EHYH ashèr EHYH). Et il ajouta: C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël: Celui qui s’appelle « Je Suis » (EHYH) m’a envoyé vers vous. »

Ce nom est formé des dernières lettres car Je Suis veut montrer que contrairement aux hommes (allusion à Ester 8:8), il a le pouvoir de renverser les décrets du roi de Perse.

Pourquoi en palindrome ?
Pour montrer que toutes les actions des uns et des autres sont la volonté de YHWH. Et que la véritable réponse à la question du roi « qui est-il, où est-il ? » est « Je Suis celui qui Suis »!

Nous avons donc dans ce livre quatre fois le nom sacré YHWH et une fois le nom EHYH écrits de manière codée. Ce code démontre à ceux qui ont des yeux pour voir la profonde inspiration des Écritures!

En effet, les deux premiers Notarikon sont une paire car formé par les premières lettres. Les deux derniers Notarikon sont une paire car formé par les dernières lettres.

En même temps, le premier et le troisième Notarikon forment une paire car apparaissant à l’envers. Le deuxième et le quatrième Notarikon forment aussi une paire car apparaissant à l’endroit.
C’est donc à la fois une suite et une alternance :

  1. à l’envers dans les premières lettres
  2. à l’endroit dans les premières lettres
  3. à l’envers dans les dernières lettres
  4. à l’endroit dans les dernières lettres

Les quatre possibilités d’acrostiche (deux positions des lettres et deux sens de lecture) sont utilisées. Le tout se formant autour du nom EHYH en palindrome!

Le Notarikon est prononcé par quatre personnes différentes formant des paires.
En effet, le premier et le troisième sont prononcés par des Perses.  Le deuxième et le quatrième sont prononcés par des Juifs.
C’est à nouveau une alternance :

  1. Mémoukan (Perse)
  2. Ester (Judah)
  3. Haman (Perse)
  4. Modékhaï (Judah) (l’auteur traditionnel du livre)

Le Notarikon est associé à deux thèmes formant des paires.
En effet, les deux premiers forment une paire associée aux thèmes de la reine et du banquet. Les deux derniers forment une paire associée aux thèmes de Haman et de la colère.
C’est une suite :

  1. La reine Vashti et le banquet du roi
  2. La reine Ester et le banquet de la reine
  3. Haman en colère contre Mordékhaï
  4. Haman craint la colère du roi

De plus, le premier et le quatrième Notarikon forment une paire car apparaissant dans une phrase prononcée au sujet de la reine (Vashti) et de Haman respectivement. Alors que le deuxième et le troisième Notarikon forment une paire car apparaissant dans une phrase prononcée par la reine (Ester) et par Haman respectivement.
C’est une alternance « embrassée » :

  1. Prononcé au sujet de la reine Vashti
  2. Prononcé par la reine Ester
  3. Prononcé par Haman
  4. Prononcé au sujet de Haman

Louons la science d’Adonaï et la structure admirable de Sa Parole!

Ouvrez les yeux, le hasard n’existe pas!