‘Hag Yéshouah – La fête de la Délivrance

Il existe une fête dans le calendrier biblique qui a été oubliée et qui n’a plus été observée depuis des siècles. Cette fête est décrite dans le 3ème livre des Maccabées, mais comme celui-ci fut retiré à tort du canon en même temps que les autres apocryphes, cette célébration fut abandonnée avec lui. Restaurer cette fête oubliée est alors une des nombreuses missions de la restauration nazaréenne.
Quel est le contexte de cette fête?
Au 3ème siècle avant notre ère, le territoire de la Judée était disputé entre la Syrie et l’Egypte. Ptolémée IV Philopator, roi d’Égypte (de 221 à 204 av. notre ère) après  avoir vaincu Antiochus III le Grand, roi de Syrie, lors de la bataille de Raphia (au sud-ouest de Jérusalem) en -217, établit sa domination sur la Judée et tenta de pénétrer dans le Saint des Saints à Jérusalem, mais il fut miraculeusement empêché par une intervention divine en réponse à la prière du grand sacrificateur Simon (3 Macc.1:1-2:24).
En retournant en Egypte, il chercha à punir les Judéens du pays pour cette humiliation. Il affaiblit leur statut politique et tenta de leur imposer le paganisme (3 Macc.2:25-33). Il tortura et tua ceux qui refusaient d’abandonner le Judaïsme (3 Macc.3:1-5:51). Un vieux sacrificateur du nom d’Eléazar pria pour la délivrance du peuple ( 3 Macc.6:1-25), et Adonaï intervint en poussant le roi à la repentance et en délivrant les Judéens (3 Macc.6:16-7:23).
Les Judéens décrétèrent alors une fête annuelle appelée « La Fête de la Délivrance » (‘Hag Yéshouah) pour célébrer chaque année la délivrance des Juifs d’Egypte.  La fête  eut lieu du 8 au 14 du mois égyptien d’Epiphi (3 Macc.6:30-40). Le calendrier égyptien étant solaire, cette période correspond au début du 19 août -217 du calendrier Julien et au 12 du 6ème mois 3544 du calendrier hébraïque.  Cette célébration a donc lieu chaque année le 12 du 6ème mois.
Le mot hébreu pour délivrance est « Yéshouah », une allusion évidente au nom de notre Messie. La délivrance des Judéens des mains de Ptolémée IV est une préfiguration de la délivrance d’Israël par le Messie Yéshoua.
Comment célébrer la fête pendant ces 7 jours?
1) On organise un joyeux festin de Délivrance (3 Macc.6:31).
2) On entonne des chants de louanges (3Macc.6:32)
3) On  met en place des décorations florales odorantes (3 Macc.7:16)
On rajoute également :
4) On lit le livre de 3 Maccabées pour se remémorer les événements, un chapitre par jour pendant les 7 jours.
Pour le lire : http://www.mystereetvie.com/3Maccabees.html
Le thème du livre et donc de la fête étant la délivrance par la prière d’intercession, on étudie et on pratique ce sujet pendant les 7 jours. On se remémore également nos expériences passées d’intercessions exaucées. ‘Hag Yéshouah est une période propice pour l’intercession.
Concrètement : Chaque soir pendant ces 7 jours, on se réunit en famille ou entre frères pour partager un festin, la table décorée de fleurs, on chante des louanges joyeuses, on lit 1 chapitre de 3 Maccabées, et on partage ses expériences d’intercessions exaucées.
Pendant la journée, à au moins l’un des trois moments de prière, on ajoute au début de celle-ci des louanges joyeuses supplémentaires pour la fête et à la fin de celle-ci des prières d’intercession pour tous les besoins de délivrance. On ne jeûne pas pendant cette semaine en raison de la joie.
Bien que le 3ème livre des Maccabées porte ce nom, l’histoire qu’il conte est différente de celle des 1er, 2ème et 4ème livre des Maccabées, et ne narre même pas l’histoire de cette famille. La raison est que les 4 livres des Maccabées ont été écrits en rapport avec les 4 niveaux d’écriture du PaRDeS. Le 3ème livre des Maccabées correspond au Drash (allégorie), c’est pourquoi son histoire, bien que se déroulant un demi siècle avant et dans un autre pays que les 3 autres livres, en est une allégorie.
Selon le schéma de l’Arbre de vie, ‘Hag Yéshouah correspond à la Séfirah Tiferet, la Séfirah du cœur, de la beauté, du Messie et du Fils de Yah selon la tradition.
Cette année 2020, ‘Hag Yéshouah débutera au coucher du soleil du lundi 31 août.
Que notre Père céleste nous accorde à tous une délivrance rapide et entière par Yéshoua notre Messie.

‘Hag Yéshouah Saméa’h!

Le processus de conversion nazaréenne (partie 3.2)

Dans cette partie 3.2, Tséphanyah étudie une autre manière d’écrire le covid-19.
Dans les 1ère et 2ème parties, nous avons vu que le mot covid s’écrit en hébreu avec un ק (qof), mais nous pourrions l’écrire avec un כּ (kaf), d’autant que le mot covid est une contraction de Corona Virus Disease (maladie du coronavirus). Le mot corona en hébreu se retranscrit par la couronne כֶּּתֶּר (kether) qui commence par la lettre כּ (kaf). Ecrire le covid avec un כּ (kaf) ne serait donc pas faux. Tentons de répondre à la question : Pourquoi le covid est-il là ?

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Le processus de conversion nazaréenne (partie 3.1)

Dans cette partie 3.1, Tséphanyah étudie une autre manière d’écrire le covid-19.
Dans les 1ère et 2ème parties, nous avons vu que le mot covid s’écrit en hébreu avec un ק (qof), mais nous pourrions l’écrire avec un כּ (kaf), d’autant que le mot covid est une contraction de Corona Virus Disease (maladie du coronavirus). Le mot corona en hébreu se retranscrit par la couronne כֶּּתֶּר (kether) qui commence par la lettre כּ (kaf). Ecrire le covid avec un כּ (kaf) ne serait donc pas faux. Tentons de répondre à la question : Pourquoi le covid est-il là ?

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Pour préparer Shavou’ot

La fête de Shavou’ot célèbre la poursuite de notre délivrance de l’esclavage dans ses dimensions matérielle (don de la terre d’Israël à travers les prémices de la moisson) et spirituelle (don de la Torah et de la Rouah HaQodèsh).
Comment célébrer cette fête ?
D’après Exode 23.14-16, Exode 34.22-24, Lévitique 23.15-21, Nombres 28.26-31, Deutéronome 16.9-17, et Actes 2.1-47, nous déduisons les commandements suivants :
  1. Le cinquantième jour du comptage des gerbes (Sefirat HaOmer), il faut proclamer une sainte convocation et ne faire aucun travail ce jour-là (Lév.23.15-21), hormis la préparation du repas de la fête (Exode 12.16).
  2. Il faut publier la fête au son de la trompette d’argent (Nombres 10.10). A défaut de trompette d’argent, on sonne du shofar (Exode 19.16).
  3. Les hommes qui le peuvent doivent se rendre en pèlerinage à Jérusalem pour y apporter leurs offrandes volontaires (Exode 34.22:24 et Deut.16.9-17), parmi les sept espèces décrites en Deut.8.8, en respectant le protocole décrit en Deut.26.1-11 (selon la Mishnah Bikourim chapitre 1 et 3, voir plus bas). A défaut de Temple, on les apporte à sa communauté.
  4. Il faut préparer dans sa demeure deux pains de blé de deux dixième d’épha (entre 4 et 8 litres de farine selon les estimations) cuits avec du levain, et les offrir au Temple. A défaut de Temple, on les offre en repas à sa communauté (Lév.23.15-21).
  5. Outre le sacrifice perpétuel, des sacrifices de Olah (7 agneaux d’un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers), de Hatat (un bouc) et de Shelamim (2 agneaux d’un an) doivent être apportés au Temple (Lév.23.15-21). A défaut de Temple, on prépare un repas de viande de bouc et/ou d’agneau, et on l’offre à sa communauté.
  6. Obligation de se réjouir (Deut.16.11).
  7. Obligation de se souvenir d’avoir été esclave en Egypte (physique et spirituelle) (Deut.16.12).
  8. Ce jour est propice aux prières d’immersion dans la Rouah HaQodèsh et à l’évangélisation (Actes 2).
Il existe cinq traditions :
  1. Après la prière du matin, on chante le Hallel composé des psaumes 113 à 118, et on termine par le psaume 136.
  2. Lecture d’Exode 19.1-20.22 et d’Actes 2.1-47 (et de tout autre passage en relation avec les thèmes de la fête).
  3. Lecture du livre de Ruth (thème du mariage et de la moisson).
  4. Repas à base de lait et de miel, évoquant l’abondance de la terre d’Israël (Exode 3.8) et la douceur de la Torah (Cantique des Cantiques 4.11).
  5. Purification de trois jours avant la fête (Exode 19.9-15).
Cette fête doit être accompagnée de louanges et de grandes réjouissances.
Quelles sont les offrandes de Shavou’ot ?
Il y a les deux pains :
« Jusqu’au lendemain du septième shabat, comptez cinquante jours et présentez une offrande nouvelle à YHWH. De vos demeures, vous ferez venir deux pains [pour le] balancement ; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices à YHWH. » (Lévitique 23:16-17)
Selon la Mishnah Bikourim 1:3 (recueil de la tradition orale pharisienne du 1er et 2ème siècle), les offrandes volontaires étaient offertes à Shavou’ot en même temps que les deux pains :
« Tu compteras sept semaines ; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines. Puis tu célébreras la fête des semaines, et tu feras des offrandes volontaires, selon les bénédictions que YHWH, ton Dieu, t’aura accordées. Tu te réjouiras devant YHWH, ton Dieu, » (Deutéronome 16:9-11)
Ces offrandes volontaires étaient l’une de ces sept espèces particulières à la terre d’Israël :
« Pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel. » (Deutéronome 8:8)

Comment se déroule l’offrande de Shavou’ot ?
Selon la Mishnah Bikourim 3:2-8, cette offrande suivait le protocole donné en Deutéronome 26:1-11, et se déroulait comme ceci :
« Le matin de Shavou’ot, le préposé du ma’amad (le groupe de pèlerins) disait : « Allons, montons à Sion, vers YHWH notre Dieu ! » (Jérémie 31:5). Les pèlerins les plus proches de Jérusalem apportaient des figues et des raisins, et les plus éloignés des figues sèches et des raisins secs. Un bœuf marchait devant eux, les cornes plaquées d’or, couronné d’olivier ; le chant de la flûte les précédait jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus aux portes de Jérusalem. Ils envoyaient alors des messagers et embellissaient leurs prémices.
Les petites gens, les délégués et les notables sortaient à leur rencontre, selon le rang des arrivants. Tous les artisans de Jérusalem arrivaient également à eux et leur souhaitaient la bienvenue. Le chant de la flûte les précédait jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus au mont du Temple.
Là, le roi Agrippa lui-même hissait son panier sur ses épaules et pénétrait jusqu’au parvis du Temple, cependant que les Lévites chantaient : « Je t’exalterai, YHWH, car tu m’as relevé; tu n’as pas réjoui mes ennemis à mes dépens. » (Psaume 30:2). Les pigeons pour le sacrifice étaient attachés aux corbeilles de fruits. Arrivé devant le sacrificateur, la corbeille encore sur l’épaule, le pèlerin récitait: « Je déclare aujourd’hui à YHWH, ton Dieu, que je suis entré dans le pays que YHWH a juré à nos pères de nous donner. » (Deut.26:3)
Le pèlerin prenait alors la corbeille par ses extrémités, tandis que le sacrificateur plaçait une main sous la corbeille pour l’agiter devant YHWH. Le pèlerin prenait encore la parole et disait: « Mon père était un Araméen nomade ; il descendit en Égypte avec peu de gens, et il y fixa son séjour ; là, il devint une nation grande, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous maltraitèrent et nous opprimèrent, et ils nous soumirent à une dure servitude. Nous criâmes à YHWH, le Dieu de nos pères. YHWH entendit notre voix, et il vit notre oppression, nos peines et nos misères. Et YHWH nous fit sortir d’Égypte, à main forte et à bras étendu, avec des prodiges de terreur, avec des signes et des miracles. Il nous a conduits dans ce lieu, et il nous a donné ce pays, pays où coulent le lait et le miel. Maintenant voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, YHWH ! » (Deut.26:5-10)
Le sacrificateur déposait la corbeille devant l’autel. Le pèlerin se prosternait et s’en allait (Deut.26:10). »
Nous étions aussi des étrangers aux Alliances, à la Terre Sainte et au Salut de YHWH. Mais dans notre malheur, nous criâmes à YHWH, et il nous fit sortir de nos péchés par Son Fils Yéshoua notre Sauveur. Il nous a conduits dans sa Présence plus douce que le miel. Maintenant, voici qu’en ce jour nous nous réjouissons et le remercions pour toutes les bénédictions qu’il nous a accordées, pour sa Torah et son Évangile, pour son Salut et sa Rouah.

Hag Shavou’ot Saméah !    

Le processus de conversion nazaréenne (partie 2.2)

Dans cette partie 2.2, Tséphanyah continue à nous dévoiler le processus de conversion nazaréenne.
Dans la partie 1, nous avions vu qu’une multitude de gens sont sortis d’Egypte. Des goïms et les Israélites (généalogiquement) sont sortis ensemble de l’Egypte. Litt : un mélange nombreux, des personnes de toutes les nations Ex 12 :38. Il est à nouveau question d’eux en Nbres 11 :4 « de ramassis ». Cette remarque nous servira de réflexion sur la suite de l’étude, à savoir si Adonaï fait du favoritisme. Est-ce qu’Adonaï fait une différence entre l’Israélite (de naissance descendant d’Abraham, d’Its’haq et de Yaaqob) et les étrangers que nous venons de citer lors de la sortie d’Egypte. Nous y répondrons par le biais d’un exemple clef, dans les écrits des Nazaréens (Ketouvim Notsrim).

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