La prophétie d’Esther s’est réalisée : 10 fils d’Haman pendus en 1946!

Traduit de James Scott Trimm


Je suis sûr que vous connaissez tous l’histoire de Pourim telle qu’on la trouve dans le Livre d’Esther, mais il y a une prophétie étonnante enfouie dans l’original hébreu de ce livre dont vous n’avez peut-être pas entendu parler. Dans le livre d’Esther, Haman, fils de Hamdata, voulait « détruire, tuer et exterminer » tous les Juifs. Mais à la fin, les Juifs ont vaincu Haman et ceux qui voulaient les détruire. Le point culminant de leur victoire fut l’exécution des dix fils d’Haman, dont le livre détaille les noms.
Un dialogue intéressant a lieu entre la reine Esther et Assuérus quelques versets plus loin :

12 Et le roi dit à la reine Esther : Les Juifs ont tué et détruit cinq cents hommes dans la forteresse de Suse, et les dix fils d’Haman. Qu’ont-ils donc fait dans le reste des provinces du roi ? Maintenant, quelle que soit ta requête, elle te sera accordée, et quelle que soit ta demande supplémentaire, elle sera exécutée.
13 Alors Esther dit : Si le roi le veut, qu’il soit accordé aux Juifs qui sont à Suse, de faire demain aussi, selon le décret d’aujourd’hui ; et que les dix fils d’Haman soient pendus au gibet.
14 Et le roi ordonna qu’il soit fait ainsi, et un décret fut publié à Suse ; et on pendit les dix fils d’Haman.
(Esther 9:12-14 HRV)

La demande d’Esther semble étrange. Les dix fils d’Haman avaient déjà été tués, pourquoi prendre la peine de les pendre ? Dans les écrits des rabbins et des Midrashim, nous trouvons plusieurs pensées qui pourraient développer cette question : Sur le mot « demain », dans la demande d’Esther, les rabbins commentent :

« Il y a un demain qui est maintenant, et un demain qui est plus tard. » (Tanchouma Bo 13 et Rashi sur Exode 13:14).

En d’autres termes, Esther prophétisait que la pendaison des dix fils d’Haman ne serait pas un épisode unique dans l’histoire, mais qu’elle se répéterait également lors d’un « demain » futur.

Regardons l’original hébreu du Livre d’Esther… nous pouvons clairement voir, à première vue, que la liste des fils d’Haman apparaît sur une page séparée, écrite de manière proéminente et spéciale :

La colonne de gauche contient le mot v’et (« et ») dix fois. Selon les trente-deux règles d’Eliézer, le mot v’et est utilisé pour indiquer la réplication. Ainsi, nous pouvons conclure que dix autres personnes doivent également être pendues en plus des dix fils d’Haman.

Qui seraient ces dix hommes ?

Avançons maintenant dans le temps de 2300 ans…. Les éditions spéciales des journaux du 16 octobre 1946 rapportent l’exécution de dix criminels de guerre nazis jugés coupables par le tribunal des crimes de guerre de Nuremberg.

Il convient de noter qu’Adolf Hitler avait interdit la célébration de Pourim, faisant de la possession d’un exemplaire du Livre d’Esther un crime capital. Dans un discours prononcé le 10 novembre 1938 (le lendemain de la Nuit de cristal), un éminent nazi du nom de Julius Streicher déclara que, tout comme « le Juif a massacré 75 000 Perses » en une nuit, le même sort aurait été réservé au peuple allemand si les Juifs avaient réussi à inciter à la guerre contre l’Allemagne ; les « Juifs auraient institué une nouvelle fête de Pourim en Allemagne ».

En fait, nombre d’attaques nazies contre les Juifs coïncidaient souvent avec Pourim. Lors de Pourim 1942, dix Juifs furent pendus à Zduńska Wola, prétendument pour venger la pendaison des dix fils d’Haman. Lors d’un incident similaire en 1943, les nazis fusillèrent dix Juifs du ghetto de Piotrków. La veille de Pourim de la même année, plus de 100 médecins juifs et leurs familles furent fusillés par les nazis à Czestochowa. Le jour suivant, des médecins juifs furent emmenés de Radom et fusillés à proximité, à Szydlowiec.

Dans un lien apparent établi par Hitler entre son régime nazi et le rôle de Haman, il déclara dans un discours prononcé le 30 janvier 1944 que si les nazis étaient vaincus, les Juifs pourraient célébrer « un deuxième Pourim ».
Étonnamment, cette issue est évoquée dans le Livre d’Esther ….

Selon Nachmanide (introduction à son commentaire sur la Genèse), tout changement par rapport à la manière habituelle d’écrire un mot ou une lettre indique un sens caché dans un texte.

Si nous examinons la liste des fils d’Haman, nous remarquons que trois lettres sont écrites plus petites :

le tav de Parshandata
le shin de Parmashta
le zayin de Vizata
(Le vav agrandi de Vizata peut faire référence au sixième millénaire).

Les trois lettres forment ensemble taf-shin-zayin, l’année juive 5707 (1946 C.E.), l’année où les dix criminels nazis ont été exécutés.

Sur les vingt-trois criminels de guerre nazis jugés à Nuremberg, onze ont en effet été condamnés à être exécutés par pendaison. Mais deux heures seulement avant l’exécution de la sentence, Goering s’est suicidé – de sorte que seuls dix descendants d’Amalek ont été pendus, répondant ainsi à la demande d’Esther :

« que les dix fils d’Haman soient pendus ».

Rien de tout cela n’a échappé à Julius Streicher…. [comme le rapportait le New York Herald Tribune du 16 octobre 1946 après sa montée à la potence] « Avec une haine brûlante dans les yeux, Streicher a regardé les témoins et a crié ses derniers mots alors qu’il était pendu : « Purimfest 1946 ! », « Fête de Pourim 1946 ! »…

Si nous examinons le calendrier de ce mois, la date de l’exécution (16 octobre 1946) tombe sur la fête juive de « Hoshana Rabba » (21 Tishri). C’est le jour traditionnel où tous les verdicts d’Elohim sont scellés.

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L’origine des Karaïtes au 8ème siècle de notre ère

Traduit de James Scott Trimm

Ce qui suit est tiré de deux vieux livres d’histoire juive qui se trouvaient dans la bibliothèque de mon père, et dont j’ai hérité il y a de nombreuses années :

« Le mouvement karaïte – Mahomet n’a pas réussi à convertir les Juifs, mais néanmoins l’influence indirecte de la foi qu’il prêchait, aidée peut-être un peu par les disputes communautaires, a produit une secte distincte parmi les Juifs vers le milieu du huitième siècle….. Une partie de l’Islam a rejeté les traditions plus strictes de la Sunna et une partie des Juifs, à la même date, s’est ouvertement impatientée des règles rabbiniques du Talmud. La rébellion, quelle qu’elle soit, est une source d’inspiration, et il ne fait guère de doute que chaque groupe de râleurs a aidé l’autre… L’homme qui, le premier, a exprimé le mécontentement des Juifs à l’égard de la tradition était un certain Anan, fils de David, originaire de Babylone. Anan avait un grief personnel, une position qui donne un certain point d’éloquence à tout sentiment général de préjudice. Il avait souhaité être fait ריש גלותא Reish Galouta, Prince de l’Exil. Mais l’élection avait eu lieu, et il n’avait pas été retenu ; et pire que tout, un de ses jeunes frères avait été nommé à ce poste. Ainsi, Anan, déçu d’être le patriarche de son peuple, et de le conduire sur la vieille route orthodoxe, décida de devenir son porte-parole et son avocat dans une nouvelle direction. »

(Outlines of Jewish History par Lady Magnus révisé par M. Friedlander, Ph. D. Deuxième édition révisée, Philadelphie ; Jewish Publication Society of America, 1890)

« Anan Ben David était un juif érudit de haut rang en Babylonie. En effet, il était l’héritier du prince de l’Exil. Mais vers l’an 762, quand vint son tour de succéder à cette fonction, les rabbins de l’époque élurent son frère cadet à sa place… Et quand Anan découvrit qu’il avait été spolié de ce qu’il considérait comme son droit d’aînesse, la commotion qu’il souleva ébranla tout le monde juif. Une nouvelle secte, presque une nouvelle religion fut fondée par lui. Anan déclara la guerre à la loi talmudique, la taxant d’être complètement fausse et ridicule. »

(Stranger than Fiction ; A Short History of the Jews from the Earliest Times to the Present Day ; par Lewis Brown ; New York ; The Macmillan Company ; 1932 ; p. 200-201)

Il n’y avait pas de Karaïtes au premier siècle. Yeshoua et ses disciples originaux n’étaient pas des Karaïtes, ils étaient une union improbable de Pharisiens de l’école de Hillel et d’Esséniens. Les efforts de Nehemiah Gordon et d’autres pour dépeindre Yeshoua et ses disciples originels comme des Karaïtes est une entreprise anachronique flagrante de révisionnisme historique.

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Rabbi Daniel Tzion – Un rabbin orthodoxe qui a accepté Yeshoua comme Messie

Traduit de James Scott Trimm

Le rabbin Daniel Tzion n’était pas seulement un rabbin orthodoxe, il était le grand rabbin de Bulgarie. Un matin fatidique dans les années 1930, Rabbi Tzion faisait ses prières du matin, quand il reçut la vision d’un homme debout dans le soleil levant. Ne comprenant pas la vision, il consulte d’autres rabbins, mais ils n’avaient pas de réponse pour lui. À la troisième récurrence de cette vision pendant ses prières du matin, il parle à l’homme, qui s’identifie alors comme étant Yeshoua. À ce moment-là, Rabbi Tzion se souvient des paroles de Rambam : « Acceptez la vérité, quelle que soit la source d’où elle provient. » (Maïmonide ; Introduction au Shemonah Peraqim).

C’est alors que le rabbin Tzion se rend au patriarcat de l’église grecque orthodoxe à Sofia et rend visite à l’archimandrite Stephen. Ils ont une discussion honnête et ouverte sur plusieurs sujets, dont Yeshoua et le christianisme primitif. Le rabbin Tzion décide qu’il doit se concentrer sur Yeshoua en tant que Messie juif du judaïsme, et ne pas se convertir au christianisme.

Le rabbin Daniel réunit un groupe restreint de camarades juifs, pour étudier les enseignements de Yeshoua et de ses émissaires, dans sa résidence personnelle, chaque sabbat après les services du matin. Parmi ces Juifs figurent certains des principaux membres de la communauté juive de Sofia.

La foi de Rabbi Tzion en Yeshoua comme Messie est devenu une sorte de secret connu dans la communauté juive de Bulgarie. Il était tellement bien vu qu’aucun des fonctionnaires juifs de Sofia ne le contestaient.

Lorsque la Bulgarie se rend aux nazis, le rabbin Daniel Tzion est le grand rabbin de la communauté juive et devient l’objet de persécutions et de moqueries. Il a même été emmené et fouetté publiquement devant la grande synagogue de Sofia.

Comprenant que les nazis voulaient déporter les Juifs bulgares en Allemagne, Rabbi Tzion et son secrétaire A. A. Anski écrivirent une lettre au roi de Bulgarie. Dans cette lettre, Rabbi Tzion exhortait le roi, au nom de Yeshoua, à ne pas permettre que les Juifs soient emmenés hors de Bulgarie. Rabbi Tzion écrivit dans cette lettre que dans une vision qu’il avait eue, Yeshoua lui avait dit d’avertir le roi de ne pas livrer les Juifs aux nazis. Le lendemain, le roi se rendait en Allemagne pour une réunion avec le gouvernement nazi et Hitler lui-même. Le roi Boris de Bulgarie a tenu bon et ne s’est pas soumis à la pression nazie pour livrer les Juifs de Bulgarie aux camps de la mort en Pologne et en Allemagne.

Ce shabbat, le rabbin Tzion déclara à sa synagogue :

N’ayez pas peur, mes chers frères et sœurs ! Mettez votre foi dans le Saint Rocher de notre salut. . . Hier, j’ai été informé que le Métropolite Stephen a accepté de me voir immédiatement pour discuter de sa conversation avec le roi de Bulgarie. Quand je suis allé voir le métropolite Stephen, il m’a dit : « Dites à votre peuple que le roi a promis que les Juifs bulgares ne sortiraient pas des frontières de la Bulgarie ». . . J’ai expliqué au Métropolite que des milliers de Juifs m’attendaient à la synagogue pour entendre cette bonne nouvelle. Lorsque je suis retourné à la synagogue, le silence était total dans la grande foule qui s’était rassemblée pour entendre les résultats de ma rencontre avec Stephen. En entrant, j’ai annoncé : « Oui, mes frères, Dieu a entendu nos prières ». .

Cependant, le 9 septembre 1944, le gouvernement de la Bulgarie tombe aux mains des communistes, sous le patronage de la Russie. Le rabbin Daniel Tzion demeure le grand rabbin de Bulgarie jusqu’en 1949, date à laquelle il émigre en Israël avec la plupart des membres de la communauté juive bulgare.

En Israël, le rabbin Daniel est immédiatement accepté comme le rabbin des Juifs bulgares. Lorsqu’en 1954, le rabbin Samuel Toledano devient le grand rabbin d’Israël, il invite le rabbin Tzion à rejoindre le Beit Din de Jérusalem en tant que juge. Mais des rumeurs ont commencé à circuler selon lesquelles le rabbin Tzion croyait en Yeshoua. Le rabbin Toledano a invité le rabbin Tzion dans son bureau et l’a interrogé personnellement sur ces rumeurs. Rabbi Tzion a expliqué à Toledano qu’il acceptait Yeshoua comme le Messie mais qu’il n’acceptait pas le christianisme comme une véritable expression de l’enseignement de Yeshoua et de ses émissaires. Le rabbin Toledano a dit à Rabbi Tzion qu’il pouvait accepter cette position à condition que Rabbi Tzion garde le secret sur sa croyance en Yeshoua. Lorsque Rabbi Tzion a répondu qu’il ne pensait pas qu’un tel message puisse être gardé secret, Toledano a emmené Rabbi Tzion au Beit Din, pour décider ce qu’il fallait faire de lui.

Au cours de l’audience, des preuves de la foi de Rabbi Tzion en Yeshoua comme Messie furent présentées sous la forme de quatre livres qu’il avait écrits en bulgare sur Yeshoua. Le droit de parole fut donné à Rabbi Tzion. Voici les mots qu’il prononça pour sa propre défense :

Je suis pauvre et faible, persécuté et vulnérable, Yeshoua m’a conquis, et avec l’Homme Nouveau il m’a honoré, Il m’a délivré du moi pauvre avec son grand amour, il me chérit.

Chaque jour, le diable rusé aspire à s’emparer de ma foi, je m’accroche à celui qui m’encourage, et je chasse le diable. Je me tiens ici, seul dans ma foi, le monde entier est contre moi. Je renonce à tous les honneurs terrestres pour l’amour du Messie, mon compagnon.

Le Beit Din a déchu Rabbi Daniel de son titre rabbinique, mais les Juifs bulgares ont continué à honorer Rabbi Daniel comme leur rabbin. Un juif russe, qui était l’un des premiers colons sionistes de Rishon LeZion et qui était devenu « croyant », avait donné au rabbin Daniel Tzion un bâtiment dans la rue Yeffet, au cœur de Jaffa, pour y construire une synagogue. Dans cette synagogue, le rabbin Daniel a officié jusqu’au 6 octobre 1973. Dans cette synagogue, le rabbin Daniel Tzion ne parlait pas souvent ouvertement de Yeshoua, mais il apportait fréquemment des histoires et des paraboles de Yeshoua et des émissaires. Cependant, chaque shabbat après la synagogue, Rabbi Daniel ramenait à la maison un groupe de ses compagnons de fidèles de la synagogue et ils étudiaient Yeshoua et les Ketouvim Netzarim tout l’après-midi du shabbat jusqu’à ce qu’ils retournent à la synagogue pour dire les prières du soir.

Au cours des années suivantes, Rabbi Tzion refusa de nombreuses offres d’organisations chrétiennes pour devenir un missionnaire chrétien rémunéré. Il a insisté pour rester juif et enseigner Yeshoua comme le Messie juif du judaïsme. Le rabbin Tzion a enseigné dans sa synagogue de la rue Yeffet, au cœur de Jaffa, jusqu’au 6 octobre 1973.

En 1979, le rabbin Daniel Tzion est décédé à l’âge avancé de 96 ans. La communauté juive bulgare d’Israël lui a rendu tous les honneurs militaires et nationaux. Il a été enterré au cimetière de Holon comme le grand rabbin des Juifs bulgares qui les a sauvés de l’holocauste nazi.

Il n’a jamais quitté son identité juive et n’est jamais devenu chrétien. Il a toujours insisté sur le fait que Yeshoua était simplement le Messie juif du judaïsme.

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Faut-il séparer la viande et le lait ?

Traduit de James Scott Trimm

Trois fois, la Torah nous ordonne : « Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. » (Exode 23:19, Exode 34:26 et Deutéronome 14:21).
Dans le Midrash Mekhilta (2ème ou 3ème siècle) nous lisons :

Siméon b. Yohai dit : « Pourquoi cette question est-elle répétée trois fois ? »
« L’une sert à interdire d’en manger, l’autre à en tirer profit, et la troisième à le cuire en toutes circonstances « 
(Mekhilta LXXX:II:6)

Il semble que la cuisson d’un chevreau dans du lait était un rite sacrificiel païen dans les temps anciens. D’après l’archéologie d’un endroit appelé Ras-Shamra, il apparaît que faire cuire un chevreau dans le lait de sa mère était un rituel païen cananéen. Un texte ougaritique dit :

« Sur le feu, sept fois, les sacrificateurs cuisent un chevreau dans du lait… »
(Driver, G.R., Canaanite Myths and Legends. Edinburgh : T.& T. Clark, 1956. p.121).

Siméon b. Yohai était actif après la destruction du Temple et après la séparation des nazaréens du judaïsme rabbinique. Son interprétation est très faible, basée uniquement sur le fait que l’interdiction apparaît trois fois dans la Torah, et c’est de là qu’il tire cette halakha. Il n’a pas appris cette interprétation de son maître Rabbi Akiva, car Akiva donne une raison totalement différente pour laquelle l’interdiction fut donnée trois fois :

Rabbi Akiva dit : « Pour quelle raison cette question est-elle répétée trois fois ? »
« L’un englobe, en particulier, une bête domestique, le second une bête sauvage, le troisième une volaille. »
(Mekhilta LXXX:II:8)

De plus, il n’existe aucune trace d’un débat sur cette question entre Hillel et Shammaï eux-mêmes, et aucune mention du décret dans les manuscrits de la mer Morte.

Cependant, le commentateur du premier siècle, Philon, écrit :

(142) Et notre législateur […] ordonne que l’on ne prenne pas un animal de sa mère, que ce soit un agneau, ou un chevreau, ou toute autre créature appartenant aux troupeaux ou aux bêtes, avant qu’il ne soit sevré. Et après avoir également donné l’ordre de ne pas sacrifier la mère et la progéniture le même jour, il va plus loin, […] ajoutant aussi ceci : « Tu ne feras pas cuire un agneau dans le lait de sa mère. »{22}{exode 23:19.} (143) Car il considérait comme une chose très abominable que la nourriture du vivant soit l’assaisonnement et la sauce de l’animal mort, et alors que la nature providentielle avait, pour ainsi dire, répandu du lait pour soutenir la créature vivante, qu’elle avait ordonné de faire passer par les seins de la mère, comme par un canal régulier, que la licence débridée des hommes atteigne un tel degré qu’ils tuent à la fois l’auteur de l’existence de l’autre, et s’en servent pour consommer le corps de l’autre. (144) Et si quelqu’un veut habiller la chair de lait, qu’il le fasse sans encourir le double reproche d’inhumanité et d’impiété. Il y a d’innombrables troupeaux de bétail dans toutes les directions, et il y en a tous les jours qui sont traits par les vachers, ou les chevriers, ou les bergers, car, en effet, le lait est la plus grande source de profit pour tous les éleveurs de bétail, étant en partie utilisé à l’état liquide et en partie laissé à coaguler et à se solidifier, de manière à faire du fromage. Ainsi, comme il y a la plus grande abondance d’agneaux, de chevreaux et de toutes les autres sortes d’animaux, l’homme qui fait bouillir la chair de l’un d’entre eux dans le lait de sa propre mère fait preuve d’une terrible perversité de disposition, et se montre totalement dépourvu de ce sentiment qui, de tous les autres, est le plus indispensable à une âme rationnelle et lui est le plus proche, à savoir la compassion.
(Philon, Sur les vertus)


Nous savons maintenant que Philon s’est rendu à Jérusalem à un moment de sa vie et qu’il a fait des offrandes au Temple. S’il existait une coutume alimentaire générale, même seulement à Jérusalem, consistant à séparer toute viande de tout lait, Philon aurait dû en être informé. Pourtant, Philon ignore clairement qu’une telle coutume ou interprétation existait à son époque, ce qui nous amène à conclure que le décret interdisant de manger de la viande avec du lait est un ‘hiddoush (innovation) rabbinique tardif et ne fait pas autorité pour le judaïsme nazaréen. La halakha du premier siècle semble avoir seulement interdit de manger la viande d’un animal avec un produit laitier provenant de sa mère biologique, et non des produits laitiers en général.

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