Expériences de Pessa’h

Par Chochana

Pessa’h arrive dans quelques semaines…

Cette fête, je la haïssais. Pas tant la fête en elle-même, mais la préparation, le nettoyage interminable. Tant d’efforts déployés à éliminer le ‘hamets, pour ensuite me rendre compte pendant les 7 jours (voir après !) que j’avais oublié telle ou telle chose qui en contenait.

Au cours des années, je me suis améliorée. Les pièges dans lesquels j’étais tombée les autres années, je n’y tombais plus… même s’il y en avait d’autres. Mais surtout, c’est mon attitude qui a changée. Autant j’étais extrêmement déçue au début lorsque j’étais confrontée à mon échec, lorsque le ‘hamets apparaissait devant mes yeux, autant j’ai appris à accepter avec le temps que c’est quasi impossible d’y arriver parfaitement. Au début, j’en voulais à Adonaï d’avoir donné ce commandement si difficile à respecter. Après, j’ai compris qu’une des raisons, c’était de révéler ce que j’avais dans le cœur. Allais-je me fier à mes propres forces, augmentant les efforts et améliorant les stratégies chaque année ? Certainement. Mais malgré cela, j’ai dû reconnaître que je n’y arrivais pas. Et j’ai accepté de conjuguer mes efforts avec Son ‘hessed, parce que des manquements, j’en ai. Après tout, ce ne sont pas mes efforts pour éliminer le ‘hamets qui permettent la libération d’Egypte !

Aujourd’hui, je suis beaucoup plus sereine lorsque Pessa’h arrive, et je dis à Adonaï : « J’ai fait ce que j’ai pu. Tu me couvres pour le reste. »

Bonne préparation à tous !

Qui était Théophile ?

Traduit de James Trimm


On enseigne souvent que les livres de Luc et des Actes ont été écrits à l’origine en grec, parce que Luc était un Grec qui écrivait à Théophile, qui avait aussi un nom grec. Cependant, la vérité sur cette question peut vous surprendre.

Qui était Luc ?

Luc a écrit les livres de Luc et des Actes et les a adressés à Théophile. Cela signifie que Luc a été responsable de l’écriture de 27,5% du contenu des livres du « Nouveau Testament ». Le « Père de l’Église » du quatrième siècle, Eusèbe, écrit à propos de Luc :

Luc, né à Antioche, médecin de profession, en grande partie lié à Paul, et connaissant bien les autres apôtres, nous a laissé deux livres inspirés, les instituts de cet art spirituel qu’il tenait d’eux. L’un de ces livres est l’Évangile, dans lequel il témoigne qu’il a rapporté, « comme ceux qui ont été dès le commencement témoins oculaires et ministres de la parole », ce qui lui a été livré, et qu’il a suivi en toutes choses. L’autre est Actes des Apôtres, qu’il a composé, non pas d’après ce qu’il avait entendu des autres, mais d’après ce qu’il avait vu lui-même.
(Eusèbe ; Eccl. Hist. 3:4)

Beaucoup ont conclu à tort, du fait que Luc porte un nom grec, et qu’il est né à Antioche, qu’il était soit un Grec, soit un Juif hellénistique, qui écrivait en grec.

Cependant, il n’était pas rare que des Juifs non hellénistes portent des noms grecs, et Antioche était une ville bilingue, capitale de la Syrie. Bien qu’il y ait eu une population parlant grec, les Syriens de souche parlaient leur langue maternelle, le « syriaque », qui était un dialecte de l’araméen. C’est pourquoi les Romains appelaient l’araméen « Syriacos ». Il est tout à fait possible que Luc ait été un Syrien devenu juif prosélyte et dont la langue maternelle était l’araméen. Il est également possible que Luc soit un juif né en Syrie, qu’il ait été helléniste ou non, mais qu’il parlait couramment l’hébreu et l’araméen.

Tout Luc nous est parvenu en araméen, et les 35 premiers versets nous sont également parvenus dans une ancienne version hébraïque.

Que Luc lui-même ait connu ou non le grec, la réalité est que Luc a très certainement été écrit dans une langue sémitique. Comme le dit Charles Cutler Torrey :

En ce qui concerne le Luc [grec], il reste à dire que de tous les quatre évangiles, c’est celui qui donne de loin la preuve la plus évidente et la plus constante d’être une traduction.
– C.C. Torrey ; Our Translated Gospels p. lix.

Qui était Théophile ?

Luc a adressé à la fois Luc et les Actes à un certain « Théophile ». Mais qui était Théophile ? Certains ont affirmé que Luc devait avoir été écrit en grec, car il s’adressait à un homme portant un nom grec. Mais comme nous l’avons souligné plus haut, il n’était pas rare que des Juifs non hellénistes aient des noms grecs.

Dans Luc 1:3, Luc attribue le titre honorifique « excellent ». En hébreu היקר
« honorable » (voir Strong 3368) et en araméen נציחא
« noble ». Ce titre nous donne un indice.

La réponse se trouve dans les écrits de Josèphe, dans ses Antiquités des Juifs. Josèphe fait référence à un grand prêtre de cette période nommé Théophile (37-41 après J.-C.) Théophile fils d’Anan (Antiquités 18:5:3). Il était issu de l’une des familles juives les plus riches et les plus influentes de Judée à l’époque (Antiquités 19:4:2). Ce Théophile n’était pas seulement le fils d’Anan (voir Luc 3:2), il était aussi le beau-frère de Caïphe.

Luc et Actes écrits à un prêtre

Il y a beaucoup de preuves internes que Luc et les Actes ont été écrits à un prêtre. Luc commence son évangile par le récit du prêtre juste Zacharie, et de sa vision d’un ange dans le Temple. Il passe rapidement à la purification de Myriam et à la consécration de Yeshoua au Temple, puis à l’enseignement de Yeshoua dans le Temple à l’âge de douze ans (le jeune Théophile pourrait bien en avoir été témoin, puisque son père était Grand Prêtre à l’époque). De plus, Luc ne fait aucune mention de Caïphe et de son rôle dans la crucifixion de Yeshoua (rappelez-vous, il s’agissait du beau-frère de Théophile). Et dans les Actes, Luc s’assure d’enregistrer la réunion de « Annas le Grand Prêtre, et Caïphe, et Yochanan et Alexandre, « et tous ceux qui étaient apparentés au Grand Prêtre » (Actes 4:6) à laquelle Kefa (Pierre) a parlé. Ces « parents » d’Annas et de Caïphe auraient certainement inclus le fils de Caïphe, beau-frère de Caïphe, Théophile, de sorte que Théophile aurait effectivement pris part à cette réunion !

Luc et Actes écrit à un sadducéen

La grande majorité des prêtres étaient sadducéens, et Théophile aurait certainement fait partie de cette catégorie. Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection, à la vie après la mort ou aux anges.

Luc insiste particulièrement sur la résurrection littérale et physique de Yéchoua, avec le récit de Thomas qui doutait (Luc 24:39) et avec le récit de Lazare et de l’homme riche sur la vie après la mort (Luc 16:19-31). Luc commence par un récit de la vision d’un ange par Zacharie dans le Temple, et inclut le récit de Yéchoua réconforté par un ange (Luc 22:43).

Toutes ces preuves mènent à la conclusion que Luc a écrit son livre en hébreu ou en araméen, à Théophile le grand prêtre, qui était un sadducéen. Ces informations jettent une grande lumière sur le contenu des livres de Luc et des Actes.


Nous remercions James Trimm pour son œuvre de restauration nazaréenne, et vous invitons à visiter son site anglophone www.nazarenespace.com et à le soutenir dans son œuvre.

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Yéshoua, béni par le fils de Hillel

Traduit de James Scott Trimm

Dans Luc 2:25-35 nous lisons :

25 Or, il y avait un homme à Yeroushalayim ; son nom était Shim’on. Et cet homme était juste et droit, et attendait le réconfort d’Yisraël, et la Rouach HaKodesh était sur lui.
26 Et il lui avait été dit par la Rouach HaKodesh, qu’il ne verrait pas la mort jusqu’à ce qu’il voie le Messie de YHWH.
27 Celui-ci vint par l’Esprit au Temple, et lorsque ses parents amenèrent l’enfant Yeshoua, pour faire pour lui ce qui est commandé dans la Torah,
28 Lui, Shim’on, le prit dans ses bras, bénit Eloah et dit,
29 Maintenant, mon Adon, renvoie ton serviteur dans le shalom comme tu l’as dit.
30 Car voici, mes yeux ont vu ta miséricorde,
31 que tu as préparée devant toutes les nations :
32 une lumière pour la révélation des Goyim, et une gloire pour ton peuple, Yisraël.
33 Et son père et sa mère s’étonnèrent de ce qui était dit de lui.
34 Et Shim’on les bénit ; et il dit à Myriam, sa mère : Voici, cet enfant est destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël, et à être un signe de discorde.
35 Et une lance traversera ta nefesh, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées.
(Luc 2:25-35 HRV)

Qui était ce Shimon (Simon) ? Il semble avoir été un personnage d’une certaine autorité et d’une certaine influence, qui se trouvait au Temple en position d’intervenir dans le rituel du Temple. La prophétie selon laquelle il ne verrait pas la mort jusqu’à ce qu’il voie le Messie s’accorde également avec cela, car on sait peu de choses sur Shimon ben Hillel, et on soupçonne que c’est parce qu’il est mort peu de temps après être devenu Nassi.

Ce Shimon (Simon) était presque certainement Shim’on, le fils de Hillel, qui devait succéder à son père comme Nassi du Sanhédrin pharisien. Son fils Gamaliel deviendrait le professeur de Paul (Actes 22:3) et adopterait une position tolérante envers la secte nazaréenne (Actes 5:34), probablement influencée par la bénédiction antérieure de Yeshoua par son père. Luc insiste sur cette bénédiction de Yeshoua par un personnage aussi important. Théophile (Luc 1:3) était probablement un témoin non seulement de cette bénédiction par Shim’on, mais aussi de l’incitation à la tolérance du fils de Shim’on, Gamaliel, dans Actes 5:34. On nous dit que la Rouach HaKodesh était sur lui – En tant que membre du Sanhédrin, Shim’on était censé avoir cette qualité (Nombres 11:16-17).

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